Courses hippiques et PMU, de l’antiquité au XXIe siècle

Vous savez sans doute qui est le précurseur en matière de course hippique, non ? Il vous suffit pourtant de remonter à l’antiquité et de pénétrer dans le Circus Maximus de Rome pour découvrir le premier hippodrome avant J-C. Avec ces 390.000 spectateurs et des courses quotidiennes, il a bien de quoi faire pâlir les plus célèbres de nos plus grand hippodromes.

Les courses hippiques telles que vous les connaissez ne sont apparues qu’il y a 400 ans en Angleterre, et sous louis XIV en France dans les espaces de la propriété du château de Versailles. C’est seulement dans les années 1800 que la France va développer de manière officielle les courses hippiques en construisant les hippodromes de Chantilly, de Deauville, d’Auteuil et de Vincennes. C’est enfin Napoléon qui dans un élan législatif, officialise par décret cette discipline. Coté parieur, c’était plutôt rudimentaire puisqu’il s’agissait de parier en binôme, sur la victoire du premier à franchir la ligne. Celui qui gagnait récupéré la mise de l’autre.

Aujourd’hui comme vous le savez, le milieu a très légèrement évolué : la naissance du pari mutuel a permis de franchir le cap du pari individuel et d’offrir la possibilité de grouper les paris de plusieurs dizaines de milliers de turfistes sur une seule course. Pour autant, les courses hippiques ne se sont pas banalisées et sont entre de très bonnes mains puisque les courses sont organisées par des sociétés dont le but est de promouvoir une passion, celle des chevaux, et une discipline, celle des courses hippiques : France Galop et la Société d’Encouragement du Cheval Français sont donc les deux organes uniques, habilités à organiser des courses de galop, d’obstacles, de plat ou de trot.

Pour ce qui est de la collecte des paris en dehors des champs de courses, un organe sous la tutelle directe du ministre des finances et du ministre de l’agriculture s’est imposé dans le domaine des paris mutuels : c’est le PMU. Le Pari Mutuel Urbain est donc devenu le spécialiste de la promotion et de la commercialisation des paris hippiques qui ne sont pas joués sur les champs de courses mais plutôt depuis un café, une brasserie ou depuis peu sur le net. Cependant, il n’est plus le seul à profiter des 20 millions de parieurs annuels et du chiffre d’affaire qui est évalué a quelques dizaines de milliard d’euros dont un bon tiers provenant des paris en ligne.